MerciYanis
En juin 2016, Guillaume Blanc, apprenti développeur chez Orange, écrit la première ligne de code d’un projet personnel. Ce sera Moop, un bracelet de guidage par vibrations. Élise Applanat le rejoint quelques semaines plus tard, l’IOT Valley les accueille, puis les aide à comprendre qu’ils vont dans le mur. Le projet suivant s’appellera MerciYanis, créé en 2019.
Le nom dit déjà le positionnement : merci à ces personnes de l’environnement de travail dont on ne mesure jamais vraiment la valeur qu’elles apportent aux collaborateurs.
Dix ans plus tard, Guillaume Blanc et Élise Applanat sont toujours aux commandes : 25 collaborateurs à Toulouse, plus de 150 clients, 5 millions de m² équipés, plus de 40 000 capteurs déployés, et un premier exercice rentable en 2025 !
Le problème à résoudre
Un Directeur de l’Environnement de Travail jongle entre une GMAO, des fichiers Excel, une GTB qu’il ne contrôle pas toujours et les outils propres à chacun de ses prestataires. L’information utile au pilotage est manquante ou dispersée, les prestataires ne partagent que les données qui les arrangent, et celles du bâtiment ne sont pas actionnables.
D’un outil de ticketing à un système d’exploitation
MerciYanis a démarré avec un seul module : la remontée des demandes et des incidents. C’est encore la porte d’entrée de la plupart de ses clients. Le ticketing 2.0 capte les demandes sur plus de 12 canaux et connecteurs, du QR code à Teams, et fait remonter et traiter 40 % de demandes en plus, sans charge supplémentaire pour les équipes.
Sont venus ensuite les capteurs, portés par le Covid, qui a fait de l’hygiène et de la qualité de l’air le premier sujet des directions de l’environnement de travail. Le pilotage IoT supervise qualité de l’air, température, occupation des espaces, fuites d’eau ou niveaux de consommables, avec plus de 15 IoT connectés. Il divise par 4 le temps de réaction sur les alertes critiques et alimente en continu les données d’audit des certifications (HQE et WELL).
Ont suivi la planification des interventions, le pointage des agents sur site, le pilotage des prestataires et de leurs SLA, les tableaux de bord qui restituent l’ensemble, et les intégrations aux outils métier existants (GMAO, GTB, BOS, applications servicielles).
La réponse : le WOS
Ces briques convergent aujourd’hui vers une même direction : le WOS, Workplace Operating System. La couche centrale qui unifie, structure et automatise le quotidien de tous les pros de l’environnement de travail, clients finaux comme prestataires de services, dans une seule interface.
Quatre piliers en dessinent le cadre :
- Souveraineté de la donnée : un référentiel neutre et en temps réel, qui permet de piloter les bâtiments avec des preuves factuelles et de reprendre le pouvoir sur les contrats.
- Prédictif : détecter et anticiper les dérives avant la panne, pour sortir définitivement de la gestion curative.
- Orchestration automatisée : piloter les prestataires sans relance manuelle, avec ordre de mission, suivi et preuve d’exécution gérés automatiquement.
- Impact collaborateur : avec les fondamentaux sous contrôle, les équipes concentrent leur énergie sur ce qui compte, la qualité de vie au travail et la valorisation des espaces du bâtiment.
Plus de 300 sièges sociaux sont déjà pilotés : TF1, Danone, EY, Safran, TotalEnergies, EDF, OVHcloud, Fnac Darty, Société Générale, Galeries Lafayette, Deloitte, Ledger, et Crédit Agricole font confiance à MerciYanis.